la religion
Religion, croyance et vérité.
1) un fait incontestable : la croyance en une divinité supérieure.
a) Indépendante de la raison, puisque des peuples dénués de cette dernière ont pourtant eu accès à cette croyance.
b) Ensuite, une raison de croire en la vie et de l’affirmer. Une idéal qui fait entrevoir l’espoir.
c) Un débat s’engage entre la raison qui ne parvient pas si facilement à parvenir à une vérité absolue, au mieux à une vérité certaine
2) Point de vue philosophique. Ce n’est qu’une expérience. Seule la raison philosophique peut en produire les fondements.
La raison risque d’outrepasser ses limites.
3) point de vue sceptique, qui rebondit. La raison ne peut être certaine de produire une croyance absolue comme le prétend la foi.
4) Le scepticisme a contre lui l’expérience sensible que nous faisons du monde. Le providentialiste rappelle que ça ne s’est pas fait au hasard.
A ce stade, la foi rappelle qu’on ne peut pas douter de tout et le méfiant qu’on ne peut ne pas douter.
On pourrait penser que le fait que la foi religieuse soit une croyance discrédite la foi, étant une connaissance essentiellement basée sur le sentiment..
Or le même argument vaut dans l’autre sens. La croyance qu’est la foi est le sentiment de l’évidence d’une présence supérieure dans le monde (1). La raison ne peut elle même expliquer l’évidence de la présence des êtres qui sont dans le monde.
Or, ce sentiment de l’évidence de la présence du monde est plus près du sens commun et plus loin de la raison.
La foi vient interroger l’existence immédiate du monde. La raison philosophique aura t’elle les moyens de l’expliquer ?
La foi semblerait constituer une expérience irréductible à l'explication rationnelle sans pour autant exclure cette dernière. Elle est un supplément qui va nous aider à définir la raison en montrant ses prétentions et ses ambitions. Elle est une différence, un supplément. Elle engage la raison dans un chemin qui va la remettre en question, en même temps la raison aura des raisons d'interroger le statut des mystères de la foi, de la contraindre à quitter le docte asile de l'ignorance.
On ne peut pas ne pas penser la religion et en même temps le sentiment religieux est au-delà ou bien en deça des exigences de perfection et de cohérence logique.
Si la raison rend raison de la foi, ne risque t'elle pas également de masquer et de travestir le fait religieux?
I] Rites, croyances, institutions.
A) Le problème de l'intolérance religieuse.
Les guerres de religion. Des peuples avec des histoires différentes vénèrent ( et la force de cette action va poser problème) une même divinité.
Remède à cette dérive : la religion naturelle. Elle privilégie une idée de la divinité qui est une providence. lle est suffisamment éloignée des hommes pour qu'ils ne l'accaparent pas. Elle est bienveillante et donne sens au monde.
Elle s'oppose à la religion révélée. Cette dernière admet des actes de foi qui sont transmis par la tradition et qui s'expriment à travers des rites qui unissent les individus entre eux. Ils sont des symboles qui donnent un message à celui ou celle qui se sait et se sent concernés par eux.
La religion naturelle demande de revenir à une idée originaire de la divinité qui est inscrite en nous comme une prénotion.
( cf Epicure Lettre à ménécée, p. . La foule se fait une conception des dieux erronée, or nous en possédons une vraie qui provient directement des intéressés. " les dieux existent et la connaissance qu'on en a est évidente" , manuel Nathan, p.568 Seulement, à l'époque d'Epicure, il n'est pas encore question de monothéisme et de religion révélée.).
L'avantage de la religion naturelle est sa force critique en ce qui concerne les fausses idoles de la superstition. Les dieux ne sont pas à craindre. La religion naturelle essaie de déjouer le piège de l'anthropomorphisme. L'homme projette sa forme sur les Dieux. Il va donc attendre un jugement dernier. Or, par définition, la divinité ne juge pas les hommes, ce serait se rabaisser.