faut il se connaître soi-même?

Publié le par m12345

                                                          Faut- il se connaître soi-même ?

 L’oracle de delphes, le «  connais toi toi-même » serait plutôt contemporaine de l’apparition du questionnement philosophique premier ( si on sa place dans une échelle de temps très large).

 On ne peut connaître la justice sans avoir soi-même une âme juste. L’importance du sujet se justifie du fait que cet impératif est interne, immanent à la raison en nous. Il n’est pas imposé de l’extérieur, ce qui rendrait la phrase absurde. Une vérité d’un ordre éthique guide  et inspire cette injonction. Qui sommes nous our l'avoir perdue? le fait d'avoir à poser la question indique une distance d'avec nous-même qui s'est inscrite en nous au fur et à mesure du développement de la culture moderne.

La sagesse est exprimée par cette injonction. Connais toi toi-même pour ne pas faire subir à autrui ce dont tu n’as pas conscience, faute bd’un examen moral de soi.

Mais elle ne nous est plus contemporaine du tout. On peut recenser toutes les pratiques sociales et scientifiques qui aident à paramétrer  le comportement de l’individu.

La question présuppose  que la connaissance de soi est peut-être devenue obsolète. L’époque moderne ne renvoie pas le sujet à ses potentialités propres. Elle le découvre plutôt comme un citoyen qui vise à acquérir une majorité, c’est à dire une certitude dans l’exercice de son jugement. La connaissance de soi est reléguée par l’exigence que le citoyen accède à une conscience cosmopolitique et universelle.

C’est une question nous engage dans une contradiction. On ne peut pas en un sens ne pas définir l’homme comme celui qui a une âme comparable à un miroir qui reflète beauté, vérité et justice. Nous sommes devenus différents de cet homme ancien. Or, loin de clore le sujet, cette différence va nous aider au contraire à le clôturer au moins partiellement.

Le souci éthique de soi, contient une remise en cause implicite de notre compréhension devenue habituelle de la connaissance. Connaître, c’est extérioriser ou déterminer quelque chose d’extérieur à nous. Nous connaissons des choses du monde extérieur et nous nous rejoignons à partir d’elles.

La question fait apparaître un point aveugle dans notre culture contemporaine. D’un côté nous devons être lucide et reconnaître que les préceptes de sagesse des anciens nous sont étrangers. D’un autre, il nous apprend à considérer

I)                    Nécessité morale de la connaissance de soi. Il vaut mieux parler de souci de soi.

Par la comparaison des anciens et des modernes, la question contribue à la connaissance de la nature humaine.

II)                  La distinction entre l’observation et la connaissance de soi

 

 

 

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