Le sujet 4
Le sujet.
La notion de sujet constitue une question philosophique dans la mesure où elle se rapporte à la question « qu’est ce que l’homme ? ».
Question profonde. Qu'est ce qui prouve que je connais bien le sujet que je suis? Un préjugé : le rapport à soi n'est pas forcément un rapport de connaissance, sinon la question serait mal posé. C'est plutôt l'usage que l'on fait de sa vie. L'oracle de Delphes nous invite à avoir souci de nous-même.
Ce qui m'empêche de le connaître. Ces obstacles à la difficile connaissance de soi, peut être impossible mais inévitable sont nombreux et sont d'ordre différents.
Il y aura déjà les préjugés et les habitudes propres à notre société. Nous ne l'avons pas choisi. Elle aurait pu être différente. mais il faudra voir comment cependant la société nous permet de nous connaître nous-même. Nous ne pouvons pas préjuger de la façon active ou passive nous allons occuper un rôle social.
Savoir que l’on existe ne suffit pas. Savoir ce que l’on est en tant qu’on existe c’est mieux. le sujet désigne la part en nous qui correspond vraiment. Ce je est indépendant finalement de toutes les circonstances extérieures. Il reste le même quelles soient les situations, les façons de s'habiller, etc...
Ce moi-même est difficilement accessible. Le regard que l'on jette sur lui peut être déformant ou bien déterminer des caractères qui résultent de cette observation elle-même. Le soi-même : ce qui est permanent chez l'homme.
1) Elle apparaît dans la mesure où l’on cherche à se connaître soi-même . Quel ce soi-même, objet de souci et de soin. Il ne s’agit pas seulement de connaître son moi empirique, ses traits de personnalité concrets. Qu’est ce que c’est qu’être homme ?
Le souci de soi va définir le sujet.
Dans l’Alcibiade, Platon fait poser la question à Socrate au cours de son entretien avec l’ambitieux Alcibiade. La connaissance de soi n’est pas seulement la connaissance de son corps. Celle-ci est extérieure. De soi à soi, il y a ce qui dépend directement de moi et ce qui n'en dépend pas.
A cet égard, dans l'apologie, Socrate est définit comme celui qui invite les jeunes à prendre soin de soi. le sujet n'existe que par les précautions qu'il s'adresse.
Le rapport à soi est indissociable du rapport aux autres et l'implique forcément.
Qu'est ce qui
nous prouve que cette notion de sujet n'est pas entiérement déterminée per les pratiques sociales d'une certaine époque?.
P. 101 du manuel Magnard. Elle était, montre Michel Foucault, comprise de façon différente à l'époque antique. On se demandait moins si le sujet était déterminé par son héritage génétique ou par l'influence des sociétés. Le sujet était plutôt soumis à des règles précises au cours des échanges quotidiens, y compris les échanges amoureux. Il s'agit de montrer que l'usage des plaisirs passe par la nécessité de refuser certains plaisirs. Le sujet apparaît dans une attitude de mod
Le sujet. La conscience. Autrui. La société.
La connaissance de soi, un savoir mystérieux. Une méthode, elle indique l'exigence du savoir philosophique. Il est plus délicat de connaître ce que l'on est. Ce que nous sommes nous paraît être évident, mais est-ce le cas? Difficile d'être à la fois celui qui connaît et celui qui est connu. Les sciences-physiques au contraire nous proposent de connaître la nature inanimée, la matière, qui est différente de nous. Le savoir philosophique est étrange. Il nous demande plus de nous débarrasser de nos idées toutes faites et habituelles. Il nous invite à une certaine ascèse. Se défaire de ce que nous croyons être. Il ne s'agit pas de décliner son identité, plutôt de savoir qui nous sommes fondamentalement.
Qui sommes nous vraiment ? Nous sommes l'objet et le sujet d 'un questionnement. L'énigme de la Sphinge le dit à travers le mythe d'Oedipe. Le mythe dit bien qui est celui qui est Un et multiple à la fois. En tant qu'esprit, il est un, en tant que corps il est multiple. Oedipe apporte une solution à l'énigme en suggérant que l'homme conserve son identité personnelle à travers le temps. Qu'il soit jeune, adulte ou vieux, la personne reste et demeure la même à travers le temps. « Tu n'as pas changé »
Comment faire pour se connaître soi-même alors qu'on est le même qui croit se connaître et qui ne se connaît pas ? Il faut alors se confronter à l'expérience, l'Autre. Ainsi, le regard d'autrui va être la meilleure façon de se connaître. Il est un médiateur entre moi et moi-même.
Les préjugés qui viennent de l’enfance sont un obstacle à la connaissance de soi.
I) La connaissance de soi et le souci de soi.y
Un poncif du monde grec. La pythie qui est à Delphes. Elle invite celui qui la consulte à se demander à lui-même ce qu’au fond il veut. Elle est la médiatrice indispensable entre moi et moi-même. Un savoir oraculaire, qui détient une forme ancestrale de vérité. L’art de la prophétie associait vérité justice et pouvoir. L’art de chercher la vérité dans le rapport à soi un point de départ en philosophie.
L’expression souci de soi précise davantage l’expression connaissance de soi. Avoir souci de soi comme d’un autre soi-même. Se respecter soi-même comme on voudrait que les autres nous respectent. Considérer les autres comme un autre soi-même pour se considérer comme un autre soi-même. Le souci de soi correspond à l’exigence de se rendre meilleur.
La connaissance de soi n’est pas un simple engouement pour soi-même, une forme d’individualisme, ou de mysticisme irrationnel. Dans l’apologie de Socrate[1], il est dit que Céréphron se rend à Delphes pour savoir s’il est quelqu’un de plus sage que Socrate. La pythie lui assure que personne au monde n’est plus sage que Socrate. Or lui-même refuse cette qualité. Il se contente de rappeler qu’il reste dans les limites imparties à la Sagesse humaine. Cette parole même de Socrate nous invite à un retour réflexif sur nous même.
nos actions. Nous pouvions nous interroger sur nous-même. En un autre sens, il nous engage à rester vigilant, à ne jamais relâcher cette attention à soi, comme si nous courons le plus le risque d’être injuste quand nous croyons être juste.
Qui sommes nous réellement ? Ainsi, le connais toi-toi même, inscrit sur le temple de Delphes comporte plusieurs niveaux de significations. Dans un premier temps, il nous renvoie à nos limites. En un sens populaire, il nous rappelle que nous sommes à mi-chemin entre l ‘animal et les dieux. Il ne faut pas outrepasser sa condition.
En un second niveau, le connais toi toi-même nous invite philosophiquement à faire l’examen de notre âme [2]. Nul n’est méchant volontairement. Le mal que nous faisons vient du manque de réflexion sur nous même. Mais nous sommes responsables finalement des conséquences de En un troisième sens, cet adage m’invite à ne pas relâcher la tension et la vigilance par rapport à soi. C’est celui qui se croit juste qui risque le plus de faire subir l’injustice aux autres.-
Socrate rappelle qu’Anytos, son accusateur fortuné, fait justement partie de ceux qui se croient sages et qui ne le sont pas.
Le souci de soi chez Socrate se manifeste par des absences, des attitudes distraites. Il n’est pas un shaman, comme on voudrait le faire croire, qui pratique le dédoublement de soi, la transe.
Le souci de soi est davantage un examen moral. Socrate qui l’exerce sur lui-même ne peut faire autrement que de le provoquer chez les jeunes et moins jeunes avec lesquels il dialogue.
A la fin de l’Alcibiade, l’impératif du « connais-toi toi même » apparaît au cours d’une recherche sur la justice. Socrate n’a pas corrompu la jeunesse, à preuve la patience qu’il déploie pour faire comprendre à Alcibiade la notion de justice. Or pour la connaître, il faut soi-même être juste. Alcibiade la confond avec la loi du plus fort.
Socrate lui rappelle qu’il y aura toujours des civilisations plus imposantes et qui font de la philosophie, contrairement à Alcibiade. La connaissance de soi est définie comme connaissance de son âme plus que de son corps. En effet, nous avons un corps mais nous sommes notre âme. Le souci de soi est une façon de s’entretenir, de cultiver un bien. Il n’est pas seulement extérieur, comme une propriété. Il n’est pas extérieur comme notre corps. Il nous est intérieur comme notre âme. Le soin de notre corps n’est qu’extérieur . Il est de l’ordre des plaisirs. Mais le soin de notre âme se fera grâce au dialogue. Il me permet de vérifier qu’autrui me comprend.
Socrate interprète l’inscription de Delphes à l’aide de la vision. La phrase peut vouloir dire « essaie de te voir tel que tu es »
Au final, la connaissance de soi fera appel au dialogue[3]. En effet, l’œil ne peut s’observer lui-même en même temps qu’il se voit se voir dans un miroir. Il faudra un miroir qui soit l’âme de l’autre personne. Dans le dialogue, apparaît une parenté profonde entre deux âmes. Chacun occupe la place de l’autre. Chacun fait voir ses défauts et corrige ceux de l'autre pour qu'il fasse de même.
L'introspection, une démarche dénoncée par les psychologues modernes.
II) Le sujet et la mémoire. Fiche distribuée.
La notion de sujet fait son apparition dans le monde moderne. XVIIe siècle. Michel Foucault. Une notion liée à un moment de l’histoire précis. Dans le monde grec, l’homme était un citoyen. Le démon de Socrate était encore seulement une ombre de subjectivité,. Il faut attendre le XVIIe pour que la notion de sujet apparaisse. L’individu peut se désigner lui-même. Il constitue une personne responsable de ses actes. Il est libre. Marx aurait dit qu’il représente l’apparition d’une nouvelle classe sociale, la bougeoisie. Il représente l’activité d’un sujet libre qui se pose dans le monde à partir de soi-même. Mais avant de réduire le sujet à des conditions historiques d’apparition, rappellons ce qu’il est.
i
La conscience, le désir, l’inconscient, AUTRUI, la société.
Suffit-il d’avoir conscience de soi pour se connaître soi-même ?
Se connaît-on bien soi-même ?
Si je me définis à partir de telle ou telle caractéristique, pourquoi ne pas faire intervenir telle ou telle autre ?
Ce que nous sommes est l’objet d’une fausse évidence. En même temps, je ne me connais qu’à partir de ces caractéristiques, de mon parcours . Certes, j’aurais pu être le même en naissant un jour avant ou un jour après, ou bien en ayant une autre langue ou bien une autre culture. Cependant, la façon dont j’appréhende ces caractéristiques de mon existence révèle certainement ce que je suis profondément. En tous cas, les détails d’une vie sont appréhendés en fonction d’un mouvement d’ensemble dont le rythme résume un geste, un acte. Le vécu n’est pas forcément une somme de détails neutres ou bien insignifiants.
Qu’est ce que se découvrir comme sujet ? Aller à l’essentiel de soi-même.
I) La conscience comme connaissance de soi. Elle suppose une transparence à soi.
Cette démarche apparaît dans les méditations métaphysiques de Descartes et dans son Discours de la Méthode.
Descartes commence par douter de tout ce qu’il avait reçu « en sa créance » sans l’examiner sérieusement. IL CHERCHE UNE VERITE PREMIERE[4]. Sa méthode consiste à appliquer un doute radical à toutes ses connaissances. Il cherche à fonder la vérité du savoir en raison. Il ne sait pas encore qui il est , mais il veut s’assurer ne pas se méprendre. Le doute méthodique [5]commence par porter sur les préjugés de l’enfance. Il se défait de nos plus anciennes habitudes responsables de nos préjugés.
Ensuite, Descartes fait voir que son esprit ne peut douter qu’il existe. L’esprit se connaît parfaitement dans l’expérience qu’il fait de se connaître lui même de façon claire et distincte.
[1] P.20.
[2] « c’est donc notre âme que nous invite à connaître celui qui prescrit de se connaître soi-même », Alcibiade, p.131.
[3]Alcibiade : Socrate : « dans ces conditions, n’est il pas bon que toi et moi, nous ayons l’un et l’autre un commerce qui, fait de nos propos, le sera de l’âme à l’égard de l’âme ».
[4] Pour cela, Descartes doit aider son esprit à se détacher des sens ( Abrégé des six Méditations Métaphysiques, Pléiade, p. 263)
[5] Cette démarche est difficile. Il faut avoir « quelque raison de douter avant de s’y déterminer » et on oublie facilement la résolution de douter , c’est à dire de ne rien nier ou de ne rien assurer. Réponse aux cinquièmes objections, Descartes, Med. Med., p.510.
ération. Par exemple, le traditionnel discours qui précéde chez les grecs la consommation du vin.
Le sujet. La conscience. Autrui. La société.
La connaissance de soi, un savoir mystérieux. Une méthode, elle indique l'exigence du savoir philosophique. Il est plus délicat de connaître ce que l'on est. Ce que nous sommes nous paraît être évident, mais est-ce le cas? Difficile d'être à la fois celui qui connaît et celui qui est connu. Les sciences-physiques au contraire nous proposent de connaître la nature inanimée, la matière, qui est différente de nous. Le savoir philosophique est étrange. Il nous demande plus de nous débarrasser de nos idées toutes faites et habituelles. Il nous invite à une certaine ascèse. Se défaire de ce que nous croyons être. Il ne s'agit pas de décliner son identité, plutôt de savoir qui nous sommes fondamentalement.
Qui sommes nous vraiment ? Nous sommes l'objet et le sujet d 'un questionnement. L'énigme de la Sphinge le dit à travers le mythe d'Oedipe. Le mythe dit bien qui est celui qui est Un et multiple à la fois. En tant qu'esprit, il est un, en tant que corps il est multiple. Oedipe apporte une solution à l'énigme en suggérant que l'homme conserve son identité personnelle à travers le temps. Qu'il soit jeune, adulte ou vieux, la personne reste et demeure la même à travers le temps. « Tu n'as pas changé »
Comment faire pour se connaître soi-même alors qu'on est le même qui croit se connaître et qui ne se connaît pas ? Il faut alors se confronter à l'expérience, l'Autre. Ainsi, le regard d'autrui va être la meilleure façon de se connaître. Il est un médiateur entre moi et moi-même.
Les préjugés qui viennent de l’enfance sont un obstacle à la connaissance de soi.
Le sujet.
Plan
I) La connaissance de soi et le souci de soi.
Un poncif du monde grec. La pythie qui est à Delphes. Elle invite celui qui la consulte à se demander à lui-même ce qu’au fond il veut. Elle est la médiatrice indispensable entre moi et moi-même. Un savoir oraculaire, qui détient une forme ancestrale de vérité. L’art de la prophétie associait vérité justice et pouvoir. L’art de chercher la vérité dans le rapport à soi un point de départ en philosophie.
L’expression souci de soi précise davantage l’expression connaissance de soi. Avoir souci de soi comme d’un autre soi-même. Se respecter soi-même comme on voudrait que les autres nous respectent. Considérer les autres comme un autre soi-même pour se considérer comme un autre soi-même. Le souci de soi correspond à l’exigence de se rendre meilleur.
La connaissance de soi n’est pas un simple engouement pour soi-même, une forme d’individualisme, ou de mysticisme irrationnel. Dans l’apologie de Socrate[1], il est dit que Céréphron se rend à Delphes pour savoir s’il est quelqu’un de plus sage que Socrate. La pythie lui assure que personne au monde n’est plus sage que Socrate. Or lui-même refuse cette qualité. Il se contente de rappeler qu’il reste dans les limites imparties à la Sagesse humaine. Cette parole même de Socrate nous invite à un retour réflexif sur nous même.
nos actions. Nous pouvions nous interroger sur nous-même. En un autre sens, il nous engage à rester vigilant, à ne jamais relâcher cette attention à soi, comme si nous courons le plus le risque d’être injuste quand nous croyons être juste.
Qui sommes nous réellement ? Ainsi, le connais toi-toi même, inscrit sur le temple de Delphes comporte plusieurs niveaux de significations. Dans un premier temps, il nous renvoie à nos limites. En un sens populaire, il nous rappelle que nous sommes à mi-chemin entre l ‘animal et les dieux. Il ne faut pas outrepasser sa condition.
En un second niveau, le connais toi toi-même nous invite philosophiquement à faire l’examen de notre âme [2]. Nul n’est méchant volontairement. Le mal que nous faisons vient du manque de réflexion sur nous même. Mais nous sommes responsables finalement des conséquences de En un troisième sens, cet adage m’invite à ne pas relâcher la tension et la vigilance par rapport à soi. C’est celui qui se croit juste qui risque le plus de faire subir l’injustice aux autres.-
Socrate rappelle qu’Anytos, son accusateur fortuné, fait justement partie de ceux qui se croient sages et qui ne le sont pas.
Le souci de soi chez Socrate se manifeste par des absences, des attitudes distraites. Il n’est pas un shaman, comme on voudrait le faire croire, qui pratique le dédoublement de soi, la transe.
Le souci de soi est davantage un examen moral. Socrate qui l’exerce sur lui-même ne peut faire autrement que de le provoquer chez les jeunes et moins jeunes avec lesquels il dialogue.
A la fin de l’Alcibiade, l’impératif du « connais-toi toi même » apparaît au cours d’une recherche sur la justice. Socrate n’a pas corrompu la jeunesse, à preuve la patience qu’il déploie pour faire comprendre à Alcibiade la notion de justice. Or pour la connaître, il faut soi-même être juste. Alcibiade la confond avec la loi du plus fort.
Socrate lui rappelle qu’il y aura toujours des civilisations plus imposantes et qui font de la philosophie, contrairement à Alcibiade. La connaissance de soi est définie comme connaissance de son âme plus que de son corps. En effet, nous avons un corps mais nous sommes notre âme. Le souci de soi est une façon de s’entretenir, de cultiver un bien. Il n’est pas seulement extérieur, comme une propriété. Il n’est pas extérieur comme notre corps. Il nous est intérieur comme notre âme. Le soin de notre corps n’est qu’extérieur . Il est de l’ordre des plaisirs. Mais le soin de notre âme se fera grâce au dialogue. Il me permet de vérifier qu’autrui me comprend.
Socrate interprète l’inscription de Delphes à l’aide de la vision. La phrase peut vouloir dire « essaie de te voir tel que tu es ». Elle s’adresse en un sens à l’homme politique qui doit gérer convenablement la cité
Au final, la connaissance de soi fera appel au dialogue[3]. En effet, l’œil ne peut s’observer lui-même en même temps qu’il se voit se voir dans un miroir. Il faudra un miroir qui soit l’âme de l’autre personne. Dans le dialogue, apparaît une parenté profonde entre deux âmes. Chacun occupe la place de l’autre. Le dialogue est un soin particulier apporté à l’écoute de l’autre.
L'introspection, une démarche dénoncée par les psychologues modernes.
II) Le sujet et la mémoire. Fiche distribuée. L’homme est-il son âme ?
La notion de sujet fait son apparition dans le monde moderne. XVIIe siècle. Michel Foucault. Une notion liée à un moment de l’histoire précis. Dans le monde grec, l’homme était un citoyen. Le démon de Socrate était encore seulement une ombre de subjectivité,. Il faut attendre le XVIIe pour que la notion de sujet apparaisse. L’individu peut se désigner lui-même. Il constitue une personne responsable de ses actes. Il est libre. Marx aurait dit qu’il représente l’apparition d’une nouvelle classe sociale, la bourgeoisie.le sujet est celui qui est responsable de ses propres affaires. Il est définit comme propriétaire Il représente l’activité d’un sujet libre qui se pose dans le monde à partir de soi-même.
Mais avant de réduire le sujet à des conditions historiques d’apparition, rappelons ce qu’il est.
Le sujet se manifeste par sa permanence spirituelle. Il demeure le même. Il est une identité qui se continue. Il est identique à soi. C’est une expérience manifeste. « l’identité personnelle ne s’étend pas plus loin que le sentiment personnel que nous avons de notre propre existence. » (Locke, p.268).
Cela implique la remise en question de la notion d’âme, telle que nous l’avons définie avec Platon.
D’un point de vue logique, l’identité d’une chose se manifeste par son appartenance à une espèce. Il s’agit alors d’individualisation plus que d’individuation.
On ne peut pas dire que cette identité caractérise la chose. On reconnaît qu’une chose est chose car elle occupe un même lieu dans l’espace. Deux choses ne peuvent être ainsi la même chose[4]. Elle possède une continuité dans l’espace et dans le temps. L’identité est synchronique. .A un niveau supérieur, elle caractérise l’organisme. Ses parties changent mais son unité demeure. Elle se définit par son mouvement. Pour une machine, ce mouvement est extérieur. Pour l’être vivant, il est intérieur. L‘identité la plus profonde est l’identité personnelle. John Locke Identité et diversité. P.261 Elle marque le fait que chaque homme a le sentiment de ses pensées[5].
Ce sentiment n’a rien de mystique, de religieux. Il est vécu de façon rationnelle. Il est critique à l’égard de a métaphysique. Il ne suppose pas un principe métaphysique susceptible de le produire, comme par exemple une substance pensante ou bien une substance corporelle .
Cette permanence du soi n’est pas une permanence morale. La conscience désigne ce qui apparaît de nous en dépit des oublis auxquels nous avons affaire.[6]
Le sujet n’a pas la vision complète de ce qu’il est. Mais cela ne permet pas rigoureusement de dire que l’identité du sujet est produite par une substance corporelle ou psychique.
Le sujet est réduit au seul acte de se souvenir de quelque chose. Les constructions intellectuelles qui rendent raison de son identité ne sont pas entièrement valides car invérifiables.
Pour expliquer l’identité d’une personne, nous faisons intervenir soit son apparence physique, soit le principe métaphysique qu’est son âme, soit le sentiment qu’il est le même lorsqu’il réfléchit sur ses souvenirs passés. Ces trois explications entrent en concurrence, il convient de savoir laquelle est la plus raisonnablement acceptable.
Pour la première, on convient communément que c’est l’apparence humaine qui permet de définir l’homme. De façon superficielle mais commune, l’homme nous apparaît comme un animal doué de parole. Mais si nous avons un être dont l’apparence n’est pas humaine mais qui parle, est il plus humain qu’un être qui ressemble à un homme mais qui pousse des grognements ? Il était un perroquet brésilien qui semblait parler parfaitement[7]. Que dire si on le compare à un enfant sauvage élevé par un animal ou bien on ne sait qui[8]. L’apparence physique d’une personne se modifie mais elle reste la même. Cependant, l’apparence n’offre pas un critère de distinction bien ample et universel. Aussi peut-on le trouver du côté de la pensée. Ce qui ferait de l’âme un principe de permanence en l’homme dans la mesure où la pensée serait immortelle et d’essence divine. La profondeur de ce principe est tout simplement inconnaissable. Il est trop métaphysique. Il rend raison de la permanence en nous d’un quelque chose, d’un je ne sais quoi qui ne laisse paraître que des qualités extérieures. Cependant, on peut le penser[9]. On admettra enfin que le sujet se définit par le conscience qu’il a de soi-même lorsqu’il réfléchit sur ses souvenirs personnels. L’identité personnelle s’étend jusqu’ou s’étendent mes souvenirs. Cela permet d’éviter le défaut propre à l’âme comme principe d’explication. Elle suppose une permanence du sujet qui dépasse la durée de sa vie. En même temps, elle permet de rendre raison de l’unité d’une personne indépendamment de son corps. L’exemple du prince et du savetier montre le prince resterait tel si son ame pénétrait dans le corps du cordonnier. Mais l’hypothèse de l’identité personnelle pose un problème. Elle explique ce qu’elle présuppose. Elle nous dit que notre identité personnele provient des souvenirs que nous avons. Mais ne présuppose t’elle pas finalement notre identité, qui peut être physique.
La conscience, le désir, l’inconscient, AUTRUI, la société.
Suffit-il d’avoir conscience de soi pour se connaître soi-même ?
Fiche Méthode.
Comment interroger le Sujet proposé?
Evitez de définir systématiquement le sujet terme par terme, mécaniquement, excepté bien sûr en cas de toute derniére nécessité.
Le mieux est de poser une question au sujet en fonction d'une lecture précise de ses termes.
L'élaboration de la compréhension du sujet se fait progressivement. Elle doit partir de faits lisibles et amener plutôt ensuite la référence à l'histoire de la philosophie si elle se présente. Le mouvement d'ensemble de la réflexion va du général au particulier.
" avoir conscience "est ce prendre "conscience"?
Je peux considérer le monde en fonction d'une attitude naturelle. Mais seul une contrariété, unn imprévu perment de me mettre à l'épreuve et de m'éprouver. Donc de me connaître. Prendre conscience : réaliser qu'on ne réalisait pas quelque chose.
Quelle différence entre avoir conscience et connaître? Dans un cas, c'est extérieur. dans l'autre se connaître suppose un retour à soi, une attitude réflexive, ainsi qu'en témoignait les absences de Socrate.
Celui qui croit être certain de quelquechose croit difficilement pouvoir changer d'opinion. D'où la difficulté d'abandonner ce que nous croyons être vrai. L'habitude, le mol oreiller de la paresse.
Se connaît-on bien soi-même ? En quoi est ce une fausse évidence? Lorsque nous réalisons quelque chose en l'opposant à un ancien préjugé, ce préjugé a tendance à revenir.
La connaissance de ce "soi-même" est rendu difficile par la familiarité de soi avec soi. Elle est inévitable par ailleurs. On peut réaliser un état de fait sans en comprendre le sens profond. Il demande une maturité dans le jugement.
Si je me définis à partir de telle ou telle caractéristique, pourquoi ne pas faire intervenir telle ou telle autre ? Cette réflexion sur soi-même a la vivacité d'une expérience immédiate toute en ayant l'opcité du à un manque de distance dans le point de vue.
Le retour à soi tourne le dos à l'objectivité, mais peut être pour la retrouver une fois les vérités l'ordre des raisons réétablie.
Ce que nous sommes et croyons être est donc éventuellement l’objet d’une fausse évidence. En même temps, je ne me connais qu’à partir de ces caractéristiques, de mon histoire, de ma biographie..Ce que je sais de moi est il trompeur ou bien révélateur ? Certes, j’aurais pu être le même en naissant un jour avant ou un jour après, ou bien en ayant une autre langue ou bien une autre culture. Cependant, la façon dont j’appréhende ces caractéristiques de mon existence révèle certainement ce que je suis profondément. En tous cas, les détails d’une vie sont appréhendés en fonction d’un mouvement d’ensemble dont le rythme résume un geste, un acte en tout cas une vérité. Le vécu n’est pas forcément une somme de détails neutres ou bien insignifiants.
Qu’est ce que se découvrir comme sujet ? Aller à l’essentiel de soi-même.
I) La conscience comme connaissance de soi. Elle suppose une transparence à soi. Avoir conscience de soi permet de se connaître soi-même. Ce savoir de soi est immédiat, seulement il est conditionné par une approche , qui est le doute.
a ) Du doute...
Cette démarche apparaît dans les méditations métaphysiques de Descartes et dans son Discours de la Méthode.
Descartes commence par douter de tout ce qu’il avait reçu « en sa créance » sans l’examiner sérieusement. IL CHERCHE UNE VERITE PREMIERE[10]. Sa méthode consiste à appliquer systématiquement et une seule fois en sa vie un doute radical à toutes toutes les connaissances qu’il croit être vraies .
Il cherche à fonder la vérité du savoir en raison. Il ne sait pas encore qui il est , mais il veut s’assurer ne pas se méprendre sur ce qu’il est.. Le doute méthodique [11]commence par porter sur les préjugés de l’enfance. Il se défait de nos plus anciennes habitudes responsables de nos préjugés. Le doute porte ensuite sur la vérité des sens[12] .Je ne suis pas celui qui croit sentir ce que ses perceptions lui font connaître. Si j’ai fait l’expérience d’une illusion d’optique, cela peut signifier que toutes mes perceptions sont fausses. Seulement, si mes perceptions ne sont pas vraies, il reste que la réalité existe. L’argument du rêve^permet de se distancer de cette croyance. Il faudrait avoir le "cerveau troublé" par les "noires vapeurs de la bile" pour ne pas distinguer le rêve de la réalité. Descartes exclut cette hypothése de la folie avec l'argument du rêve. Les rêves nous font vivre des événements purement illusoires et qui ressemblent à s'y méprendre à des événements réels. Le doute remet en question notre croyance que la réalité existe. "Lorsque je dormais, je me ressouviens d'avoir été souvent trompé par de semblables illusions". Le doute s'amplifie et va ensuite porter sur les connaissances scientifiques. Puisque tout est devenu illusoire, les rêves sont comparés à des tableaux de peinture. Les personnages mythologiques représentés sont fictifs, les "sirènes et les satyres ont des formes bizarres" ( Première méditation métaphysique, p.269, Pléiade), mais les éléments qui les composent ( les membres,les couleurs) ne le sont pas.Par analogie, Descartes fait voir que nos idées comportent des éléments premiers qui sont véritables. Il prend l'exemple des qualités premières, c'est à dire des déterminations géométriques et mathématiques. On ne peut en douter du fait de leur clarté et de leur simplicité. Je n 'ai ai pas créé ces vérités mathématiques mais je les crois certaines; le doute fait l'hypothése d'un Dieu "qui peut tout" pour supposer que ma croyance que la réalité est vraie est illusoire et que je me trompe "toutes les fois que je fais l'addition de deux et de trois". Il serait contraire à cette puissance qu'il veuille me tromper. Il est remplacé par un "mauvais génie" "non moins rusé et trompeur que puissant" (Pléiade, p.272) " qui a emplyé toute son industrie à me tromper". Le doute devient universel "le ciel, l'air, la terre, les couleurs, les figures, (...) ne sont que des illusionns et tromperies. Le doute a révélé qu'il est "eb mon pouvoir de suspendre mn jugement" (Pléiade, p. 272).
Ensuite, Descartes fait voir que son esprit ne peut douter qu’il existe. L’esprit se connaît parfaitement dans l’expérience qu’il fait de se connaître lui même de façon claire et distincte. Il fuit le monde extérieur pour réaliser ce qu’il est dans la plus grande solitude.
b) ...à la découverte de la conscience.
L'esprit sait maintenant ce qu'il n'est pas, il peut feindre de ne pas être un corps, de ne pas être en relation avec un monde, de ne pas posséder de connaisssances certaines.L'esprit a traversé le doute comme une épreuve qui a un but. Rencontrer "quelquechose de certain", quitte à reconnaître qu'il n' y " a rien au monde de certain". Le savoir de soi est comparé à un point fixe et assuré. L'hypothése du malin génie a fait apparaître que le seul savoir digne de de nom était le lien entre le je et la pensée . " Cette proposition "je suis, j'existe est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce" ( descartes, seconde Méditation). ce savoir de soi est la plus simple, il s'effectue indépendamment du corps . Le sujet est réduit à sa pure pensée. Le sujet de la pensée connaît son existence avant de savoir qui il est. "Mais qu'est-ce donc que je suis? Une chose qui pense (...)" (Pléiade, p.278).
[1] P.20.
[2] « c’est donc notre âme que nous invite à connaître celui qui prescrit de se connaître soi-même », Alcibiade, p.131.
[3]Alcibiade : Socrate : « dans ces conditions, n’est il pas bon que toi et moi, nous ayons l’un et l’autre un commerce qui, fait de nos propos, le sera de l’âme à l’égard de l’âme ».
[4] C ‘est le principe d’exclusion sortale.
[5] Commentaire du traducteur de Locke : Mr Locke « fait absolument dépendre l’identité personnelle de cet acte de l’homme qui
[6] Livre II, ch VII, Locke, identité et diversité, « la plus grande partie de notre vie, au lieu de réfléchir sur notre soi passé, nous sommes occupés de nos pensées présentes ».
A cet égard, une nouvelle d’un auteur argentin, jl Borghes décrit un jeune homme paralysé, funes comme possédant une mémoire exhaustive. Depuis son accident, Funes se souvient de tout. « J’ai à moi-seul plus de souvenirs que l’ensemble de l’humanité depuis que le monde est monde. Il se souvient de tous les détails, de la crinière d’un cheval, de caractéristiques négligeables. « Ma mémore, monsieur, est comme un tas d’ordures ».
[7] Un prince ( maurice de Nassau) rapporte, c’est un fait très singulier, qu’il a dialogué avec un perroquet au brésil. « Le prince lui demanda « D’ où venez vous ? Il répondit : « de Marinan ». Le prince lui demanda : « que fais tu là ? »Le Perroquet : « je garde les poules »..Johne Locke, Essai sur l’entendement humain, Livre II.
[8] Le docteur Itard décrit Victor, l’enfant sauvage, comme un être « dépourvu de tout moyen de communication, n’attachant ni
[9] Kant expliquera plus tard que l’on peut distinguer entre le phénomène qui s’observe et le noumène qui est inconnaissable a-priori.
[10] Pour cela, Descartes doit aider son esprit à se détacher des sens ( Abrégé des six Méditations Métaphysiques, Pléiade, p. 263)
[11] Cette démarche est difficile. Il faut avoir « quelque raison de douter avant de s’y déterminer » et on oublie facilement la résolution de douter , c’est à dire de ne rien nier ou de ne rien assurer. Réponse aux cinquièmes objections, Descartes, Med. Med., p.510.
[12] La recherche de ce que je suis vraiment est en un sens dangereuse, car ce sont les « insensés qui s’imaginent être vêtus d’or et de pourpre, lors qu’ils sont tout nus. Au XVIe siècle, la folie pouvait être considérée comme une forme de sagesse qui éclaire la raison. A présent, elle est un écueil qui guette l’esprit qui veut examiner radicalement toutes ses certitudes. La démarche de Descartes n’est pas si transparente.
Il ne suffit pas d'avoirseulement conscience de soi pour se connaitre soi-même, ce dernier cas implique une exigence de clarté qui s'est manifestée dans le réduction de ce que j'étais à une pure pensée. L'expérience du cogito nous invite à voir un moi plus universel se dessiner et apparaître dans le moi quotidien ou empirique. Nous avons appris que la conscience accompagne toute action que nous menons.
Le cogito montrait que l'idée que je suis une pensée ne pouvait être séparé de ce FAIT selon lequel j'existe comme une pensée pure dans l'instant présent de l'évidence intellectuelle préparée par les étapes du doute. Ce serait la connaissance de soi qui révéle l'importance de la conscience pour définir l'homme. Seulement cette conscience est intellectuelle. Elle implique que la conscience sensible " tenez, prenez ce morceau de cire" soit une inspection de l'esprit. Seulement, nous ne sommes pas obligés de considérer qu'avoir conscience d'une saveur soit une simple vue de l'esprit. La saveur de ce morceau de cire est indubitable. Il n'est pas facile de douter de cette saveur. Comme si toute intuition humaine nécesitait un donné.
Il est nécessaire de réaliser qe la conscience de soi possédait une limitation qui nous apprend quelque chose sur notre vonté de connaître. Que cherchons nous au juste dans la notion de sujet, sinon celui d'un sens moral?
II ) La conscience de soi ne posséde pas la transparence souhaitée.
Comment puis je avoir conscience d'une chose si une autre conscience n'en fait pas l'expérience? Il est impossible de me mettre à la place d'un autre lorsqu'il perçoit la même chose.
D'une certaine façon, cette séparation des consciences résulte d'une limitation propre à la connaissance humaine. Une connaissance est constituée d'une matiére fournie par l'expérience et d'une catégorie fournie par l'esprit.
Au vu d'un discours critique qui évalue précisément la consistance des connaissances humaines, la conscience de soi ne comporte donc pas à proprement parler de matiére particulière. Elle est le sentiment éprouvée au contact d'une idée qui dit que le même reste le même.
La limitation de la psychologie rationnelle . C'est une démarche qui consiste à faire l'inventaire critique de la seule phrase qui fonde cette psycholgie : je pense.
Dans la critique de la raison pure, Kant fait la distinction entre le moi pur et le moi empirique.
L’un est une fonction qui vient assembler tous les représentations qui se présentent à nous. L’autre est le je que l’on peut observer dans l’expérience. Or, cette dernière est imparfaite. Elle est décousue.
La raison rentre dans une contradiction inssoluble lorsqu' elle essaie de déduire la nécessité de la proposition je pense.Entre dire qu'une substance simple comporte du composé et qu'une composée produit du simple, la contradiction reste la même. Le matérialiste et le spiritualiste croient connaître l'un à partir de l'extérieur et l'autre à partir de l'intérieur. Or, les phénoménes se donnent à nous comme des modes de notre représentation. (CRP, p.309).L'Esthétique transcendantale a établi que les objets ne nous apparaissent que comme des phénoménes relatifs à notre pouvoir de connaître.
"Je soutiens que toutes ces difficultés reposent sur une simple illusion qui consiste à hypostasier ce qui existe simplement dans la pensée et à l'admettre comme un objet réel en dehors du sujet pensant.".
La notion de substance simple posséde un intérêt pratique ou moral.Il faut que je fasse comme si le conscience de la pseudo-permanence de mon sujet pouvait garantir l'immortalité de mon âme pour des raisons liées à la réussite de nos actions.
La conscience de soi apparaît comme un phénoméne à qui l'observe. L'intuition dont il est question dans le texte est elle généreuse ou bien écononome?Kant remet en question la notion d'intuition intellectuelle. elle donne trop.
cependant, 'aperception accompagne toutes mes représentations, mais elle ne constitue en rien un bon objet de connaissance.
Il est impossible de prouver par ailleurs la simplicité de la substance pensante. Ce serait comme expliquer le sens d’un vers en décomposant les mots les uns après les autres. C'est pourtant elle qui dirige la démarche de Descartes dans les MEDITATIONS METAPHYSIQUES.
Le je pense est une condition formelle seulement. C’est un pouvoir d’unifier toutes mes représentations, seulement il ne suffit pas à produire des objets.
Le cogito est interprété comme l’ « objet du sens interne », ( Critique de la Raison pure, p.293). Or, le temps est la forme du sens interne.
« L’identité de la personne se rencontre immanquablement dans ma conscience », mais si pour me considérer je me place au point de vue d’un autre ( qui me regarderait comme un objet de ses intuitions extérieures), je vois que cet observateur extérieur est le premier qui m’observe dans le temps’…). Quand bien même donc il admettrait le moi qui accompagne en tout temps mes représentations, …., il n’en conclurait pas encore cependant la permanence objective de moi-même."
La succession des divers états du moi ne permet de conclure la notion de personnalité. La conscience de soi ne eput être l’objet d’une démonstration rigoureuse. Elle fait intervenir la forme de la conscience de soi pour se produire elle-même.
« l’aperception ( c'est le nom que Kant réserve à la conscience pour bien distinguer la conscience de soi de la conscience des choses. " est quelque chose de réel, et sa simplicité est déjà impliquée dans sa possibilité. Or, il n’y a pas dans l’espace de réel qui soit simple car les points ne sont que des limites mais non quelquechose qui serve comme partie à constituer l’espace.. De là suit donc l’impossibilité d’une explication de la nature du moi, considéré comme un sujet simplement pensant, par les principes du matérialisme…j’existe pensant, cette proposition est empirique et ne peut déterminer mon existence que par rapport à mes représentations dans le temps.
La conscience de soi demeure un phénomène conditionné, soumis à la succession temporelle. La conscience de soi en donne trop et trop peu d’elle même pour prétendre au statut d’une connaissance. La critique de l’idéalisme est implacable. « Il ne m’est pas possible de déterminer par cette conscience du simple moi la manière dont j’existe ….comme substance ou comme accident." (C.RP. p.305). Nous ne sommes pas loin de l'argument de Locke, selon lequel il est impossible de savoir si la substance qui nous constitue a disparu ou bien s'est transformé.
Je ne peux guére observer que le divers en moi ' texte distribué). La conscience n'a affaire qu'à des phénoménes et non seulement à des êtres en soi. je ne vois jamais la chose, mais une certaine façon d'apparaître à un certain moment. De la même façon, je ne connais pas la conscience en général, mais un certain état à tel ou tel moment.
le texte distribué décrit un paralogisme. La "connaissance de soi-même" (l.7) est limitée à ses propres conditions d'apparition.Il indique une limite qui affecte la connaissance de soi. La conscience de soi ne fait pas intervenir l'espace, mais le temps.
C'est une limitation interne de la connaissance de soi. elle doit attendre qu'un état succéde à un autre état. La psychologie rationnelle est soumis à une double crtique. Il faut retirer le bénéfice moral de l'immortalité de l'âme, donc il ne faut pas laisser
l'hhypothése matérialiste s'imposer. Mais il faut prendre le bon côté de l'argument matérialiste pour montrer qu'on ne peut ptendre connaître la substance simple. Pour celà, il faudrait la penser en la pensant soi-même. ce que nous nommons conscience ou personne n'est que le jeu de nos concepts qui ne s'appliquent à aucune matiére sensible.Un peu plus qu'une simple idée d'identité, un peu moins qu'une saveur perçue. le je doit être un pouvoir unificateur, une foction. On constate les effets dans l'expérience, les phénoménes s'organisent réguliérement lorsque nous les percevons.
le je pense est une simple forme qui accompagne nos représentations. Ce qui conditionne ne peut en même temps être conditionné. Le sens interne est soumis à des rapports de temps.
III Le témoignage immédiat de la conscience de soi ne permettrait pas de se connaître soi-même.
La conscience serait la partie la plus vide et la moins signifiante de l'être humain.
La découverte de la psychanalyse choque. freud s'en amuse. On aurait peur de rencontrer le mal en soi en se connaissant soi-même. C'est sans compter sur le strict dispositif de censure du psychisme humain.
" On apprend d'abord la psychanalyse sur son propre corps, par l'étude de sa propre personnalité"
(S.Freud, intro. à la psychanalyse, p.9). La technique psychanalytique fait intervenir l'autre. Impossible pour Freud de faire une démonstration directe de psychanalyse. Elle se situe dans un dialogue. autrui est le meilleur médiateur entre moi et moi même. Sinon, il ne faut pas s'attendre à des progrés infinis"
( intro.à la psy., p.10).
Les actes conscients ne seraient que des " fraction de la vie psychique totale.(p.12). "Je taxe de préjugé une proposition aussi abstraite que celle qui affirme que le psychique est le conscient".
Les indices qui révélent que je ne me connais pas exactement moi-même, les actes manqués, les oublis... (p.14).
La connaissance du sujet médical demande la connaissance des causes qui créent des états morbides. Freud invite ses étudiants à se rendre sensible à des signes imperceptibles. Le sujet en proie à des symptomes d'origine psychiques ne les signalent pas haut et fort (p.17).Les symptômes psychanalyrtiques échappent à notre observation. Les premiers médecins à observer des cas d'hystérie sont persuadés que les personnes sont simplement impolies.
Les théories inspirées de l'attention n'expliquent pas bien ce qu'est l'erreur. Les désirs refoulés se traduisent par des maladresses typographiques par exemple."on parle volontiers dans ce cas d'un mauvais génie qui présiderait aux erreurs typographiques, du lutin de la casse typographique...." (p.21) La conscience de soi se vit au degré zéro de l'interprétation.
Ce que l'on sait de soi dépend d'une réception qui nous échappe de toute façon.
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Les lapsus. Il ne suffit pas de l'expliquer en fonction des ressemblances
La conscience est elle réflexive ou bien spontanée? Alain Descartes
L'herméneutique du sujet.
La répression des désirs empêche t'elle l'émancipation de sujet?
Il serait étonnant que le répression des désirs puisse être identique à toutes les époques. Ce qui ne change pas, c'est plutôt le discours tenu dessus.
peut on dire que la société empêche le sujet d'épanouir ses désirs?
Y aurait il un sujet naturel qui vivrait de façon simple et entière ses désirs? La question suppose que l'on espère soit une libération à venir soit que l'on déplore une liberté perdue. Selon Michel Foucault, nous avons alors affaire à une forme de prédication. Foucault re,voir dos à dos les discours qui donnent libre cours aux désirs. Le marquis de sade en est l'exemple. Le narrateur décrit minutieusement toutes les aventures et exactions qu'il accomplit. La confession religieuse fait la même chose. Elle décrit en finesse les mille et unes occasions qui permeetent aus désirs de détournerle sujet de son aspiration au Bien.
L'archéologie du sujet révèle que cette interprétation suppose que les désirs du sujet sont les mêmes à toutes les époques. Or, ils sont historiques et produits par une époque.
Que penser du discours qui prône une libération des désirs du sujet en proie aux carcans d'une société? Ce discours reproduit finalement la stratégie par lequel le pouvoir s'immisce dans la vie des individus et exerce une surveillance en les invitant irrésistiblement à verbaliser et à dire leur désir. D'une certaine façon, c'est normaliser l'activité désirante du sujet, c'est lui accorder une place, à partir de laquelle il pourra critiquer le carcan de la civisation en mimant et rejouant l'instance