introduction Philosophie

Publié le par m12345

 

Pourquoi philosopher ?  Pourquoi ne pas plutôt s’en dispenser? Dormir? S'enrichir? S'oublier dans les plaisirs? Le philosophe n'est pas un moraliste, un visionnaire, un guru...Il se caractérise par son endurance à penser selon un même concept toute sa vie durant...Il ne fait pas de la philosophie ( les nouveaux philosophes ), il la vit. Une activité dangereuse...  ( pourquoi dangereuse?).

Le philosophe est accusé de surplomber la vie. Une certaine prétention. Pourquoi aurait on accés à des choses que la mté ne saisit pas? Le philosophe reste conséquent avec lui-même, contre vents et marées...

Les enfants philosophent-ils? Ils ne distinguent pas les diférents niveauxdes choses? Ils ne pratiquent pas les distinctions catégorielles. Mais le philosophe a en commun avec eux un étonnement, un émerveillement devant les choses et le monde.


Dans l’histoire humaine, on a pu trouver des périodes de guerre, des basses eaux de la culture où la philosophie n’existait pas. La philosophie n’existait probablement pas avant le IV e av jc. Son lieu de naissance est la ville d’Athènes.

    Qu’est ce que la philosophie ?


    L’usage commun du mot philosophie. Un mot technique qui est passé dans le vocabulaire courant.

« être philosophe » : trouver la définition.

 

Celui qui est capable de prendre sur lui-même, de supporter l’adversité.

 

«  tu philosophes trop » : idée d’un discours trop abondant et vague qui rate le sens. Philosphâtre : 

 

 

Comme si la philosophie était un océan...Si tel le cas, les philosophes sont des capitaines dont les naufrages nous font connaître les écueils...( Condillac L'art de raisonner)

 

"Faire sa philosophie" :

 

Le philosophe renvoie à la notion de Sagesse. Le Sage renvoie à l’idée d’une maîtrise de soi. Son avis compte. Il est exemplaire. Il mène sa vie selon des principes et non selon le hasard.

 

Le portrait du philosophe

Au sens  technique, le philosophe est celui qui désire la sagesse mais qui ne prétend pas la posséder. Le mot philosophia ( IV e  av jc) est inventé par Platon, le disciple de Socrate. Le philosophe est Socrate. Il questionne sans relâche. Il se caractérise par une liberté rigoureuse. Il n’impose rien, il demande simplement à l’autre de se mettre à l’unisson de ses questions. Il n’impose aucune vérité, mais il la recherche sans cesse, à l’aide de son démon, de son mystérieux sens du vrai. Il cherche la vérité et il est passioné par la clarté.

Il souhaite mettre en accord trois formes de vérité : la vérité envers soi ( son intégrité, à distinguer de de la sincérité), la vérité envers autrui, la vérité envers l’autorité. Faire coincider ces trois formes de vérité ne peut que poser problème.


La philosophie est l’affaire de la pensée.

 

Ilo ne suffit pas de seulement décrire la pensée. On risque de confondre l'activité normale de la pensée décrite par les psychologues et qui n'est pas différente de l'intelligence animale et l'activité supériure qui consiste à rendre raison de ce qui est.

Exemple de question de ce type : pourquoi existe t'il quelquechose plutôt que rien?

 

Décrite pour elle-même, on dira alors qu'elle s'oppose à la sensation. Les sensations sont muettes et ne nous apprennent rien d'elles mêmes. POurtant l'artiste les fait parler de façon admirable. Le jaune de Van Gogh, le rouge de Picasso...

 

Penser ,n'est pas imaginer. La pensée est de l'ordre de la démonstration, d'arguments bien conduits. L'imagination, cette folle du logis, établit des relations tout à fait inattendues et imprévisibles...Mais une personne dénuée d'imagination peut elle être intelligente?

Penser ; concevoir les choses de façon infiniment rapide face à un concept. Le philosophe n'est pas un artiste du concept mais il crée un concept, non pas publicitaire...

 

La notion d'âme, exemple du premier concept inven,té par Platon. Notion qui recueille d'antiques croyances religieuses..

 

Qu’est ce que la pensée ? Ce qui nous permet d’échapper à la bétise. On pourrait penser qu’elle ne concerne que les autres, mais aussi bien nous la produisons nous même. Elle consiste à laisser faire les choses et à renoncer à sa responsabilité et à son devoir de penser.La bétise nous alourdit, prolifére par des complications aussi nombreuses que vaines ( bien souvent les débats). La pensée a l'ambition d'aller à l'essentiel, à la simplicité, au dénuement. Le Socrate est décrit dans le Gorgias comme quelqu'un de lent. Mais vu d'avion le monde paraît être immobile. Cette lenteur est en fait une grande vitesse.

 

Le concept est ce qui permet à la pensée d connaître une infinité de choses. Par exemple, pour prendre une analogie, la calcul infinitésimal en mathématiques eulériennes..

Penser, est ce alors penser pour penser? De façon abstraite? Spéculer pour spéculer?

La pensée revient toujours à interroger les conditions d'existence qui sont les nôtres, les institutions politiques dont nous sommes les enfants. 

La philosophie invite le citoyen à faire l'usage libre de son jugement. Juger : comprendre et décider. Pouvoir dire NON. La pensée serait abstraite si elle ne conduisait pas à refuser toute forme extérieure d'oppression et d'intimidation.

La pensée ne connaît pas d'autre loi que le necessité qui la conduit d'une idée à une autre idée.

Le philosophe est l'ami de la pensée. Penser, connaître ce qui est. Le seul but  recherché par lephilosophe est la Vérité, la correspondance entre ce qui est et nos idées.

Il s'agit d'écarter les pensées obscures, vagues, floues. Elles trouvent leur origine dans ce que les philosophes ( PLaton, Malebranche )nomment le corps.

 

Cette intrusion de la notion de corps pose un problème à la philosophie. Nous ne pouvons vivre sans notre corps, nous ne pouvons penser sans les mots. Il ne suffit pas de parler pour penser. La penser ne saurait se passer des mots. Mais ils sont souvent trompeurs, ambigus. Sommes nous condamner à errer? Non, simplement il faut travailler et rectifier en prmanence les erreurs de formulation que nous pouvons faire...

Si on doit dérire la pensée, elle est ce qui nous engage entiérement en notre être. Elle nous donne accés à une parole qui est la nôtre. Elle nous permet d'exister comme sujet. Une expérience intime qui engage une compréhension universelle de l'être. C'est une forme d'éveil à soi. Une prise de conscience des absurdités qui nous sont imposées par le cours des choses. Difficile de dire pourquoi et comment quelqu'un se met à penser.

Suffit il de déployer une intense activité intellectuelle pour penser? Un électro encéphalogramme peut il nous aider à décrire une pensée philosophique?On peut réfléchir sans penser, en calculant les conséquences de nos actes selon leur pertinence. Suiffit-il dêtre intello pour penser? Le bon ouvrier réfléchit avec ses mains, ainsi que l'artiste.

Penser, c'est constater un événement irréversible qui se produit en nous. Un éveil, une prise de conscience.

Le propre d'une pensée est qu'elle peut être partagée et discutée par une communauté de personnes. Une pensée est pour tout le monde et pour personne, c'est à dire qu'elle émane de nous et elle ne connaît qu'un destin, celui de s'approfondir.

 

 

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