I] l'Ethique des anciens : L'Ethique à Nicomaque, Aristote
LIVRE I, ch 1.
(1094)
Le premier livre inscrit les actions humaines dans un champs d'actions plus général : les oeuvres techniques, les recherches spéculatives, les actions morales. Elles sont toutes envisagées en fonction d'un but qui est recherché. ce bien est assimilé à un but. Toutes les activités sont envisagées en fonction d'une cause finale. C'est leur point commun.
(Celà va permettre de distinguer les activités morales des activités techniques et en même temps de faire dépendre l'éthique de la politique, dans l'horizon d'un Souverain Bien. )
La distinction est posée entre action et production. dans un cas, le produit de l'action est extérieur à l'activité de l'agent, dans l'autre, il est immanent. Dans l'action éthique, la valeur de l'action est inséparable de son activité. Dans l'activité technique, le produit de l'action est supérieur en valeur.
Cette description des acticités humaines ne se contente pas de l'idée que chacune soit assignée à un but, mais insiste en outre sur la hiérarchie des buts et des activités. Toutes les activités ne se valent pas.Les arts architectoniques commandent aux arts subordonnés. "l'art de fabriquer des freins" se rapporte à l'art stratégique.
Qu'est ce-qu'un philosophe? quelqu'un qui prend pârti dans une question indécidable en apparence. Un geste philosophique fort est effectué avec la phrase : "il est clair que cette fin-là ne saurait-être que le bien, le Souverain Bien". Le fait que certaines activités renvoient à d'autres pourrait être l'occasion d'une régression à l'infini. Or, il doit y avoir un terme final, c'est le Souvearain Bien. C'est la fin ultime vers laquelle convergent toutes les activités.