II] La remise en question de la morale-3

Publié le par mmmmmm

Mais, selon Spinoza, un Dieu créateur qui userait de sa volonté serait une fiction anthropomorphique. La forme humaine serait insidieusement projetée sur le divin, or si il ya une puissance divine ou une puissance créatrice, celle ci est forécement partie prenante d'un acte unique qui ne connaît pas la scission. Il ne doit se faire que selon une pleine innocence qui ne saurait soumettre sa production à un jugement. Une pareille réflexion serait un affaiblissement du processus vital, ou bien déjà une conséquence de l'action des valeurs morales contre la vie.
La notion de crime serait une "erreur", ce qui est une inexactitude. Il faudrait davantage préciser qu'elle n'est pas louable. Donc, ce serait une erreur seulement si il s'agit en fait d'une illusion d'optique ( et SZA devait en savoit quelquchose lui qui était tailleur de verres). Nous faisons intervenir la notion de moralité et d'abord d'immoralité lorsque nous ne comprenons pas la motivation vitale d'un acte.
Ici, Nietszche rejoint d'une façon dont la rigueur mérite d' être interrogée la pensée des utilitaristes. Ils raménent la notion de bien et de mal à celle d'utile et d'inutile. Le crime est un mal, mais ce n'est pas un mal absolu. Il implique seulement un accroissement ou une diminution de bonheur d'un individu ou d'une communauté. Il est répréhensible à ce seul titre, dans la mesure où il permet plus ou moins efficacement à un être de réaliser son intérêt. En d'autres termes, que l'Etat chatie un criminel, ou qu'un individu maffieux supprime quelqu'un qui occupe son espace de transaction, celà revient au même et se justifie par la notion de l"gitime défense. Ce srait la communauté qui constitue l'origine des valeurs de bien ou de mal; La notion de valeur est soumise à la question du cercle interprétatif. Je juge un acte mauvais quendil ne satisfait pas une utilité liée à ma situation réelle.
Or, j'ai aussi souvent intérêt à relativiser la portée morale d'une action pour y trouver mon intérêt. La contrainte morale est là est là pour me rappeller que le bonheur attendu d'un chois peut avoir un goût amer si il ne respecte  ou ne tient pas compte de la dignité d'un être humain.

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